Rues et Vieilles maisons

Les plus anciennes rues du village sont la rue Clémenceau, autrefois rue de la Berlandière, la rue de l'Eglise, la rue de la République, ancienne rue du Caillou ou des Cailloux, la rue Jules Cuisset ancienne rue des Evaux. La rue du Caillou, au niveau de la Salle des Fêtes se continuait vers Assevent par un simple sentier qui aboutissait à un bac permettant de franchir la Sambre. La rue de la Mairie n'était également qu'un sentier.

 

A la fin du XIX° Siècle, ce sentier deviendra le chemin stratégique reliant le fort de Boussois au fort de Cerfontaine.

La place de l'Abreuvoir s'appelait rue du Moulin. Elle se continuait jusqu'à la route royale1 de Maubeuge à Philippeville, actuellement Avenue de Ferrière qui, en 1900, ne comptait qu'une dizaine d'habitations. Mais pour les Roséens, la véritable route de Maubeuge, parce que plus courte, traversait le plateau de Falize et débouchait au Glacis, près de la Chapelle Sainte-Aldegonde.

 

Le Bois des Bons Pères ou du Bon Père était traversé par une allée rectiligne qui conduisait à Recquignies.

 

Les plans anciens nous montrent que les petits chemins, les ruelles et sentiers étaient nombreux dans le village et ses environs et qu'ils  permettaient aux piétons et cavaliers d'accéder rapidement à Maubeuge, Ferrière-La-Grande, Ferrière-La-Petite, Hautmont, Recquignies, ils ont disparu ou sont devenus impraticables même aux piétons, cette race étant elle aussi en voie de disparition.

 

Pour imaginer ce qu'étaient les maisons de Rousies au XVII° Siècle, il suffit de relire le rapport d'un Intendant du Hainaut sur l'habitat de la région de Maubeuge :

"Les maisons sont basses, humides, mal percées, et en général trop petites pour leur population, elles consistent généralement en une ou deux  pièces, sans étage, sans cave, couvertes de chaume, à l'une desquelles est adaptée l'étable ou l'écurie avec laquelle elle communique par une porte qu'on laisse ouverte en hiver pour profiter de la chaleur qui en émane".

Il existe encore près de l'Eglise, dans la rue de la République et rue Clémenceau certaines de ces vieilles maisons de pierres et de briques qui ont été rehaussées par la suite, mais dont l'architecture primitive est encore bien visible.

 

Les premières maisons de Rousies ont été construites avec des pierres, sorte de grès roux, provenant des pâtures qui se trouvent à l'emplacement  des immeubles N°1-3-5-7-9, rue d'Assevent et que les anciens appelaient d'ailleurs les « pâtures à Cayaux ».

La Maison Ronde, rue de Maubeuge, est un ancien moulin, construit en pierres et en terre et dont les meules étaient actionnées par des chevaux ou des ânes tournant autour du bâtiment. Celui-ci fut reconstruit vers 1850 en pierres et en briques et transformé en habitation.

Auparavant, c'était le chemin vert qui reliait Maubeuge, Rousies, et Ferrière-La-Grande.

 

1 La route royale de Maubeuge à Philippeville fut construite sous le règne de Louis XIV.