L'Industrie

Avant la révolution de 1789 on tissait à Rozies une étoffe de laine assez grossière appelée casée. Il n'existait pas d'établissement industriel mais le travail était exécuté sur métier, à domicile par certains paysans, surtout l'hiver.

Depuis 1701, il existait à Maubeuge, une manufacture d'armes dirigée par Robert Daretz, cette manufacture avait des ateliers à Rousies et à Ferrière-La-Grande  et son directeur possédait le bois situé entre Rousies et Ferrière et que l'on nomme à tort le Bois d'Arrêt alors qu'il faudrait écrire le Bois Daretz.

 

Le 17/03/1711, le Duc d’Orléans vendit le moulin et l’usine, avec le courant de la rivière, le droit de banalité et franchises à Martin JULIEN. Ses héritiers revendent le 26/11/1810, le moulin à deux tournants et la foulerie, les terrains annexés, les près de la briqueterie, à Eugène FELIX, directeur de la manufacture d’armes. Ce dernier transforma l’usine en platinerie pour le service de la manufacture.

 

De nombreux Roséens travaillaient a la Manufacture d’Armes de Maubeuge aussi la fermeture définitive de celle-ci en 1836 provoqua-t-elle le départ de nombreux armuriers et Rousies qui comptait 439 habitants en 1835 n’en possédait plus que 391 en 1851.

 

Après la suppression de cette manufacture, les usines sont vendues, l’une à Monsieur Dumont, l’industriel ferrièrois, l’autre à la quincaillerie de Maubeuge « Dandoy, Maillard, Lebeau, Lucq et cie » » qui fabrique des baguettes à fusils, des broches pour les filatures, des clés anglaises, des essieux.

 

En 1868, cette usine devient la Fabrique Vautier et cie qui sera complètement détruite lors des bombardements du 6 Septembre 1914. Les meules installées au carrefour de la voie rapide et de la rue d’Assevent proviennent du démantèlement du moulin (appelée « l’usine ») du bras principale de la Solre dans les années 1960.

 

Vers 1850, il y avait une scierie de marbre au Faubourg Ste Aldegonde, une fabrique de tuiles rue du Grand Fort et une tannerie.

 

Dans les prairies environnant le Centre Aéré « Les Sablons » on a extrait au XIX° siècle du minerai de fer pour alimenter les hauts-fourneaux de Ferrière-La-Grande mais la teneur de fer étant trop faible, l’extraction fut abandonnée. On a aussi exploité des sablonnières dans ce secteur.

 

La glacerie

En 1891, une société anglaise (Société Pickington) installa dans les prairies bordant la Sambre, face à Assevent, une glacerie qui occupait 500 ouvriers environ ce qui provoqua une sérieuse augmentation de la population roséenne. Une école (actuelle mairie) est construite, une halte est prévue sur le chemin de fer aux bons pères, et un pont est construit sur la Sambre, reliant pour la première fois Rousies et Assevent. La glacerie, rachetée par Saint-Gobain ferma brutalement ses portes en 1935.
Cette société avait fait construire de nombreux « corons » pour ses ouvriers : Quartiers des Bons Pères et de l’Ensemble Henri Barbusse. Ces habitations furent achetées, après la disparition de l’usine, par des particuliers.

 

La faïencerie

Vers 1864, une briqueterie mécanique s’installe pour produire des briques réfractaires, des tuyaux de grès, des carreaux de faïence.

Le 27 juillet 1905, la société OBERS et Cie est en faillite et l'usine fut vendue aux enchères.

Les statuts de la Société anonyme des faïenceries de Rousies furent déposés le 10/01/1908 par Horace Gottignies, Fidèle Haussy et Anatole Tellier, tous trois industriels à Rousies, Hautmont et Louvroil

Objet: acquisition et l'exploitation d'une faïencerie à Rousies appartenant alors à M. Alexandre Wauthier, de La Louvière.

La société sera dirigée par le fils d’Horace GOTTIGNIES, puis par son petit fils Pierre, qui la dirigera jusqu’au 18/11/1968, la société étant cédée aux Ets Simons du Cateau.

La société fermera ses portes quelques temps plus tard.

 

La chaudronnerie GOTTIGNIES, les APPLEVAGES

la société GOTTIGNIES a été créée par François Horace GOTTIGNIES, entre le premier mai 1891 et le dix-huit juin 1893. Elle sera vendue le 1e mai 1914 à la société Applevage, puis plus tard à la société Fives-Cail-Babcock.

 

Le Phénix

La société de galvanisation le Phénix a été fondée le 29 mai 1909 par Horace Gottignies, industriel à Rousies, Fidèle Haussy, industriel à Hautmont, et Gustave Stilmant, agent industriel à Frameries.

 

Les Boulonneries Carnières et Défossez, l’Air Liquide, s’installeront à Rousies vers 1925.

Donc, depuis  deux siècles notre village a a une vocation industrielle

 

1 Dans le collatéral sud de l’Eglise de Rousies sont installés deux panneaux constitués de carreaux de faïences et représentant des scènes de la vie de Saint-Antoine, patron des faïenciers. Ils datent du début du XX° Siècle et ont été fabriqués à la Faïencerie de Rousies.