La Révolution et le premier Empire

En 1789, les habitants de Rousies et des villages situés sur la Sambre déclarent dans leurs cahiers de doléances que les usines de la Manufacture d'Armes de Maubeuge nuisent aux prairies, ce qui nous montre que l'écologie n'est pas si moderne.

Le 26 Juillet 1789 des ouvriers de Rousies et des villages voisins pénètrent dans Maubeuge, brûlent les bureaux de la douane à la porte de Mons, les bureaux du receveur des traites, ravagent l'entrepôt des tabacs, sel et eau-de-vie et reçoivent des cocardes bleues et rouges, symbole du mouvement révolutionnaire.

 

En 1791, les habitants de Rousies ravagent les Bois des Bons Pères pour pouvoir se chauffer.

Le camp retranché de Maubeuge en 1792 s'étendait en partie sur Rousies. Il était formé d'une ligne de buttes de terres entrecoupée de lunettes se refermant comme une tenaille sur la Chaussée de Philippeville (Avenue de Ferrière) à peu près au niveau de l'actuelle rue Pierre Curie. De part et d'autre de la route, s'élevaient deux fortins. Celui de droite, connu sous le nom de Redoute Falize existe toujours en partie, celui de gauche a disparu. Il se situait près de l'actuel château d'eau et il a donné son nom à la rue du Grand Fort.

 

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En 1793, les habitants de Rousies brûlent les statues de l'Eglise.

Notre village, comme tous les villages entourant Maubeuge, sera occupé par des troupes autrichiennes qui assiégeaient la ville et qui ne la quitteront qu'après la bataille de Wattignies en Octobre 1793.

Rousies ne souffrira pas des guerres du Premier Empire puisqu'il était loin des champs de bataille napoléoniens, mais en 1814, Maubeuge est assiégé par les Prussiens qui s'installent sur le plateau de Falize. Un obus parti des remparts ayant mis le feu à un caisson, celui-ci explose avec tout le parc d'artillerie et anéantit les troupes qui l'entouraient.

 

Après la défaite de Napoléon à Waterloo le 18 Juin 1815, les Prussiens, de nouveau, assiègent Maubeuge dès le 21 Juin. Ayant écrasé les troupes françaises de la Redoute de Falize, ils installent leurs batteries sur le plateau dominant la ville et la bombardent impitoyablement, l'obligeant à capituler le 14 Juillet 1815.

 

Les Prussiens occupèrent ce plateau pendant quelque temps puis furent remplacés par les troupes russes qui campèrent également jusqu'en 1817 au centre de Rousies dans les prairies où fut installé en 1867, le Vieux Cimetière, rue de la Grimpette, au lieu dit Marière (ou Marlière).