Les Lieux-dits

A Rousies, comme dans les villages voisins, ils sont nombreux, mais il n'est pas toujours possible d'en comprendre l'origine. Nous allons essayer d'en expliquer quelques-uns, assez pittoresques.

 

« Sous les Ponts » : zone située entre la rue du moulin (actuellement la rue de Maubeuge) et les deux bras de la Solre, en aval du moulin vers le pont de la vaqueresse. Des ponts enjambaient ces deux bras (le second était situé un peu avant le passage à niveau). L’entretien était à la charge du propriétaire, puis de la commune à partir de 1825.

 

« La Sorcière » est la partie du village située entre la Cense d'en Haut et la rue de la Vaqueresse.

Le 2 août 1589, Marguerite LYOSNE, de Rousies, accusée de sorcellerie fut brûlée vive à Maubeuge. Peut-être habitait-elle cet endroit !

 

« La Cense d'en Haut » C'était la ferme située vers le haut du village, rue de Maubeuge.

 

« Les Viviers » Les chanoinesses de Maubeuge, comme les moines des abbayes, consommaient beaucoup de poisson, d'autre part, elles possédaient de nombreuses terres à Rousies. Il faut peut-être voir là l'origine de ce nom. Il existe encore d'ailleurs deux vastes étangs dans ce secteur.

 

« Le Roux » Au XV° Siècle Jehan LAMBERT dit le Roux, possédait des terres à Rousies. Il se désista d'une partie de son héritage en faveur de Jeanne de LIEDEKERQUE, chanoinesse Maubeuge.

 

 « Le Moulin à Vent », ce lieu-dit est situé entre la rue de Maubeuge et la rue Pierre Curie. Le moulin à vent était situé près du château d’eau, rue du chemin vert.

 

« La Face du Diable »1 se trouve en bordure de la rue Clémenceau à la limite de Ferrière. Nos ancêtres, qui voyaient le Diable et des sorcières partout, y évoquaient peut-être le Démon.

 

« Le Bois du ou des Bons Pères, 'La Moinerie' », rue d'Assevent ; Quels ermites, quels moines ont vécu en ces lieux ?

 

« La Belle-Vue » Au point culminant de l'Avenue de Ferrière, on embrassait un vaste panorama vers Ferrière et Cerfontaine.

 

« Les Breuils » désigne le secteur de Rousies, rue du Glacis, qui était couvert de taillis et de buissons, entre la butte de Falize et la Sambre.

 

« Le Glacis » était le terrain découvert, en pente douce, qui s'étendait entre les fortifications de Maubeuge et le plateau de Falize.

 

« L'Arsenal » se trouvait à l'emplacement du Centre de Formation Professionnelle. On y réparait et entretenait le matériel militaire de la garnison de Maubeuge.

 

« La Genette » ; en bas de l’avenue de Ferrière. C’était une cense,  mais aussi  auberge réputée, où venaient manger les échevins de Maubeuge au retour de l’hommage annuel aux abbés d’Hautmont. Mais est-ce ce petit mammifère carnivore à longue queue, recherché pour sa fourrure qui a donné son nom à ce lieu-dit ?

 

« Le long Bonnier » le Bonnier est une ancienne mesure agraire qui équivaut approximativement à 1 Hectare et demie.

 

« La Redoute de l'Etoile, le Grand Fort » nous rappellent l'ancien camp retranché de Maubeuge.

 

« Les Pâtures de devant Assevent », « Les Pâtures à Jaune beurre », « Les Pâtures à Bouquet » (nom de famille), la « Briqueterie », « Les Champs de l'Alouette » ne nécessitent aucune explication mais par contre il est difficile de comprendre l'origine du nom d'autres lieux-dits comme la « Folle emprise », la « Berlandière », la « Narbonnière », les « Orimonts », les « Evaux », la « Vaqueresse ».

 

1 On écrit également « La Fâche du Diable ».Une fâche est une terre en friche à la limite d'un territoire.